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Terre martienne

  • En jetski

    Il y a quelques jours, j'ai expérimenté une sortie en jetski à Biarritz : une expérience vraiment sympathique, mais qui m'a aussi poussé à penser au bouleversement climatique que nous connaîtrons sosu peu. Il est d'ailleurs déjà assez visible dans la vague de chaleur que nous connaissons ces derniers temps (pour rappel, le mois de mai a été le plus chaud jamais enregistré,). Je souhaite donc évoquer dans ce billet la décision du président américain sur l'accord de Paris. Le milliardaire aura décidément reporté cette décision délicate autant qu'il le pouvait. Deux rencontres présentées comme déterminantes ont ainsi été annulées en avril dans une Maison Blanche soumise à de nombreuses dissensions. Pour vous donner une idée à quel point le clan Trump était divisé sur tout ça, parmi ceux qui étaient pour soutenir cet accord se trouvait la fille aînée du président. Au nombre des climatosceptiques pressant le président de tout rejeter en bloc, se trouvait à l'inverse le responsable de l’agence de protection de l’environnement, Scott Pruitt, qui rejette la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique ! Mais au final, on pouvait se douter depuis le début que Trump choisirait cette stratégie. Depuis son arrivée au pouvoir, Trump rappelle en effet sa détermination à consolider les énergies fossiles. Et pendant toute sa campagne, il avait affirmé sa volonté de redynamiser le charbon. C'était un de ses axes de campagne. S'il voulait plaire aux rednecks, il était obligé de faire ce choix ! Bien entendu, ce choix des Etats-Unis n'est pas négligeable : ces derniers sont quand même l'un des plus gros pollueurs du monde. Cela dit, il ne faut pas dramatiser inutilement. On a tendance à l'oublier, mais l'Amérique compte 51 pays, dont certains défendent cet accord. New York s'est déjà engagé à le respecter, et je ne m'avance pas trop en disant que la Californie et bien d'autres se battront pour le respecter aussi ! Quoi qu'il en soit, j'ai été séduit par cette balade en jetski. Si vous ne connaissez pas, ajoutez donc ça à votre liste de vacances. Vous pouvez regarder ce site, si, comme moi, vous avez besoin de bouger ! Davantage d'information est disponible sur le site de l'agence de randonnée de jetski à Biarritz. Cliquez sur le lien.

  • L’adaptation des politiques publiques : les limites des outils numériques

    Pour les pouvoirs publics, le développement du numérique est perçu comme un moyen d’améliorer les services publics à moindre coût. Le risque est toutefois de trop en attendre. Ainsi, les civic techs, présentées par Stéphanie Wojcik, maître de conférences à l’université Paris-Est Créteil, et Clément Mabi, vice-président de Démocratie ouverte, sont souvent vues comme une réponse possible à la « fatigue démocratique » qui frappe les institutions et les modes de participation traditionnels. Les pouvoirs publics les mobilisent régulièrement à fin d’information et de consultation. Mais la légitimité des résultats est sujette à caution si ces outils sont essentiellement investis par des publics politisés. Pour Clément Mabi, ils ne sont pas la panacée pour répondre à la fracture civique. Plus encore, leur généralisation pour accéder aux services publics peut renforcer l’exclusion de publics qui cumulent précarités sociales et numériques. Pierre Mazet, chargé d’études à l’Observatoire des non-recours aux droits et services, et Jean Deydier, directeur d’Emmaüs Connect et de WeTechCare, ont tous les deux souligné le manque d’accompagnement et de progressivité de la dématérialisation des services publics. Par ailleurs, les initiatives de démocratisation pour favoriser la capacitation (l’empowerment) des citoyens peuvent susciter des déceptions. Les expériences menées en France comme à l’étranger montrent les limites d’une utilisation des contributions numériques dans le processus de décision, l’exemple le plus flagrant étant le rejet par le Parlement islandais d’une nouvelle loi constitutionnelle élaborée par les internautes.

  • Marseille à l'heure économique

    Dès lors qu'il est question de libre marché, il ne manque jamais de tartuffes en tout genre pour le diffamer : d'après ces intellectuels qui ont souvent une particule à leur nom, le libre marché porterait atteinte aux prolétariens. Et comme ils seraient profondément humanistes, cela expliquerait leur haine viscérale pour le libre marché. « Si l'on combat le libre marché, c'est parce qu'il est abject avec nos camarades de la plèbe... ». Et à leurs yeux, les pays défavorisés seraient dévastés par la supposée dictature du libre marché et la condition des plus faibles serait complètement démolie par ce dernier. Cette pensée m'a toujours paru fallacieuse, et dans le cadre d'un congrès à Marseille, avant-hier, un intervenant a condamné par le menu cette façon de penser. Une démonstration qui a été comme une douce musique à mes oreilles. Car en réalité, on ne saurait trouver une déclaration plus écartée de la vérité : les individus des pays en développement supportent dans la majorité des cas une insuffisance de libre marché. Et ce n'est pas un hasard si les plus pauvres de par le monde résident fréquemment là où les pouvoirs s'évertuent à leur retirer le droit de régir leur vie comme ils le veulent : après tout, entraver le libre marché a comme conséquence directe d'entraver la liberté... Le libre marché est donc en toute logique jugulé, voire supprimé, dans des régimes autoritaires tels que Cuba. Un pouvoir qui n'autorise pas sa population à jouir du droit de voter ne permettra sûrement pas à celle-ci de faire ses propres choix avec le libre marché. Dans ce congrès à Marseille, l'intervenant a même poussé plus loin sa démonstration, en signalant que le libre marché était en réalité bénéfique pour les plus défavorisés. Dans le cadre du libre marché, les plus pauvres à travers le monde consacrent en effet à l'heure actuelle une part bien plus faible de leurs budgets à se nourrir que par le passé. Car dans les pays du tiers monde qui ont choisi le libre marché et l'ouverture des frontières à l'importation de produits, les individus bénéficient d'un choix plus conséquent pour les produits, mais aussi à des prix nettement inférieurs. Davantage d'information est disponible sur le site de l'organisateur de l'organisation de séminaire à Marseille. Cliquez sur le lien.