Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

Prendre le manche

Piloter un avion sans avoir jamais passé ma PPL ? Oui, c'est faisable. La preuve : c'est ce que j'ai fait le week-end dernier. Pas à bord d'un gros avion de ligne, évidemment, mais sur un appareil parfaitement adapté pour l'occasion : un Piper PA 28 (un petit appareil de tourisme). Et les émotions délivrées n'en ont été que plus puissantes que l'engin était plus petit ! Ca s'est passé à Besançon, par un bel après-midi. Avant de me lancer, je redoutais que le pilotage ne soit trop difficile. Mais s'il y a bien une chose que j'ai découvert pendant ce vol, c'est que piloter un petit appareil est un jeu d'enfant, et accessible au dernier des hommes. Les 2 moments les plus impressionnants restent bien entendu le décollage et l’atterrissage. Mais pour le reste, c'est un instant de détente suprême. Et même le décollage n'est pas aussi terrifiant qu'on peut le croire, en réalité. Comparé au décollage d’un gros appareil, on peut même dire que ça se fait plus tranquillement. Et puis, on oublie rapidement les sueurs froides qu'on a pu éprouver en quittant le tarmac lorsque l'avion a pris de l'altitude : parce que, clairement, on en prend plein les yeux. Cela n'a vraiment rien de comparable avec le bout de terre qu'on discerne habituellement depuis l'épais hublot d'un avion de ligne. Là, on observe la terre depuis une verrière panoramique : autant comparer un vieux téléviseur à un écran d'aujourd'hui ! Et ce n'est pas encore le meilleur. Pour ma part, le meilleur réside en effet dans le pilotage de l'appareil. L'utilisation des commandes est incroyablement jubilatoire. C'est assez difficile à expliquer, mais à travers le joystick, on ressent le vent qui fait cahoter l'avion, à tel point qu'on a l’impression de lutter contre le vent chaque fois qu'on incline l'appareil. Ca ne paraît pas grand-chose, à première vue, mais c’est en fait une expérience très intense. J'en suis d'ailleurs ressorti lessivé, car ce baptême a été plus exténuant que ce qu'on m'avait laissé entendre. D'une part, parce que quand on est inexpérimenté, on ne sait pas vraiment où regarder : le tableau de bord ou l'horizon ? Sacré dilemme. On est donc tout le temps sur le qui-vive, l'oeil aux aguets. Et aussi parce qu'il faut tout de même de la force pour maintenir le manche à balai. Au final, vous l'avez compris, j'ai vivement apprécié cette activité, que je vous invite à vivre si vous en avez la possibilité. Voilà la page où j'ai trouvé mon vol: ils proposent également quelques autres vols en France. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de ce d'initiation au pilotage en avion à Besançon.

Les commentaires sont fermés.