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  • Marseille à l'heure économique

    Dès lors qu'il est question de libre marché, il ne manque jamais de tartuffes en tout genre pour le diffamer : d'après ces intellectuels qui ont souvent une particule à leur nom, le libre marché porterait atteinte aux prolétariens. Et comme ils seraient profondément humanistes, cela expliquerait leur haine viscérale pour le libre marché. « Si l'on combat le libre marché, c'est parce qu'il est abject avec nos camarades de la plèbe... ». Et à leurs yeux, les pays défavorisés seraient dévastés par la supposée dictature du libre marché et la condition des plus faibles serait complètement démolie par ce dernier. Cette pensée m'a toujours paru fallacieuse, et dans le cadre d'un congrès à Marseille, avant-hier, un intervenant a condamné par le menu cette façon de penser. Une démonstration qui a été comme une douce musique à mes oreilles. Car en réalité, on ne saurait trouver une déclaration plus écartée de la vérité : les individus des pays en développement supportent dans la majorité des cas une insuffisance de libre marché. Et ce n'est pas un hasard si les plus pauvres de par le monde résident fréquemment là où les pouvoirs s'évertuent à leur retirer le droit de régir leur vie comme ils le veulent : après tout, entraver le libre marché a comme conséquence directe d'entraver la liberté... Le libre marché est donc en toute logique jugulé, voire supprimé, dans des régimes autoritaires tels que Cuba. Un pouvoir qui n'autorise pas sa population à jouir du droit de voter ne permettra sûrement pas à celle-ci de faire ses propres choix avec le libre marché. Dans ce congrès à Marseille, l'intervenant a même poussé plus loin sa démonstration, en signalant que le libre marché était en réalité bénéfique pour les plus défavorisés. Dans le cadre du libre marché, les plus pauvres à travers le monde consacrent en effet à l'heure actuelle une part bien plus faible de leurs budgets à se nourrir que par le passé. Car dans les pays du tiers monde qui ont choisi le libre marché et l'ouverture des frontières à l'importation de produits, les individus bénéficient d'un choix plus conséquent pour les produits, mais aussi à des prix nettement inférieurs. Davantage d'information est disponible sur le site de l'organisateur de l'organisation de séminaire à Marseille. Cliquez sur le lien.

  • Formation professionnelle et apprentissage

    La formation professionnelle et l’apprentissage présentent un potentiel important de gains d’efficience durables des dépenses publiques. Les dépenses publiques dans ce domaine ont atteint environ 24 milliards d’EUR, soit 1,2 % du PIB, en 2015 (Projet de loi de finances pour 2018), hors dépenses directes des entreprises et dépenses individuelles des ménages. La plus grande partie des dépenses dans ce domaine, à savoir 33 % du total, est toujours supportée par les entreprises, suivies des régions, de l’administration centrale et des autres administrations publiques (Unedic ou Pôle emploi, par exemple), avec respectivement 20 %, 15 % et 10 %. Un quart des dépenses globales a été consacré à la formation de fonctionnaires, au niveau central comme au niveau local, ainsi que dans les hôpitaux. Entre 2011 et 2015, les régions ont augmenté leur part des dépenses publiques, en lien avec la décentralisation progressive de la politique de formation professionnelle et d’apprentissage achevée par la réforme de 2014. Un certain nombre de lacunes entravent actuellement l’efficience des dépenses dans le système de formation professionnelle et d’apprentissage. L’accès à la formation reste inégal pour les différentes catégories de bénéficiaires, à savoir les jeunes, les chômeurs, les personnes peu qualifiées et les salariés de petites entreprises. Malgré les récentes réformes, le financement et la gouvernance du système reposent sur des mécanismes de collecte complexes et sur un très grand nombre d’intermédiaires et d’acteurs. Cela réduit la transparence et nuit à une coordination efficace. Un niveau relativement faible de réglementation et de contrôle nuit à la qualité globale du système et entraîne des risques d’irrégularités et de fraude (Cour des comptes, 2017a).